Conférence de presse donnée par Avigaïl leader de XTG à l'occasion de la tournée européenne 09 du groupe
(d'après les notes prises par notre correspondant du Libéral)

 

- XTG acquiert une forte notoriété internationale, pouvez-vous nous retracer sa carrière depuis les débuts
- Facile, le tout est sur notre site mais comme je connais la réponse par coeur, vous avez de la chance!
Le groupe, tout à fait informel est né dans la mouvance du ska, en référence à Ska-P, que vous connaissez, vous savez: léga legalization, etc...
Notre nom est également un jeu de mot que nous devons à Hazzel Sprieeg, XTG signifie très grande taille (plus que XL)
et comme "se tailler" signifie s'échapper, se "faire la belle", je pense que vous voyez facilement l'analogie avec le jeu de mot de Ska-P qui lui signifie "escape" (échappe-toi!)
Au départ XTG c'était un gentil petit groupe de six nanas sympathisantes de mouvements libertaires. On était engagées sur divers fronts: combat pour la liberté, pour les droits de l'homme, contre le racisme, contre les violences conjugales et parentales, contre les intégrismes de tous ordres (mais pas contre les religions, nuance!), contre les inégalités sociales et l'illettrisme, soutien aux communautés d'Amérique latine, entre autre. Enfin la batterie habituelle des engagements.
On répétait dans un garage tout bêtement, Hazzel nous envoyait des textes, on faisait les musiques, les arrangements, moi je chantais, les autres faisaient les choeurs et jouaient de plusieurs instruments: guitare, basse, batterie, trompette, tuba. On avait un rayonnement très local, une sono portable, une rampe de projecteurs démontable, quelques fumigènes. C'était ça. Des tournées surtout en été, en pays intérieur davantage que sur la côte. On a galéré de longues années avant de percer!
On a commencé à autoproduire nos CD puis albums, principalement sous la demande du public qui voulait conserver des souvenirs de nos prestations. A l'époque, pas de prolifération d'appareils photo numériques, ou de téléphones portables sophistiqués  permettant d'enregistrer du son et des vidéos. Donc sortir de nos concerts un CD sous le bras à 50 francs ou 1300 pésétas à l'époque, avec 8 à 10 titres qui tenaient la route, c'était sympa pour ceux qui le voulaient, en plus dédicacés directement, avec le sourire, une magnifique oeillade amicale et limpide d'une des six filles (toutes libres à l'époque) du groupe. Vous voyez le tableau.
On ne manquait ni de "dates" ni de prétendants en ce temps!
Depuis, la moitié d'entre nous s'est casée, plus question de scène et de concert lorsqu'on est en couple, enceinte, qu'on doit éduquer les enfants, suivre les maris. On s'est retrouvé rapidement à trois célibataires endurcies et partantes pour une plus grande aventure. On a commencé à soigner nos arrangements et nos jeux de scènes, moi les impros et le chant, la diction. Le groupe a eu un plus grand rayonnement, un géant des productions audio a même proposé un contrat d'exclusivité pour l'enregistrement d'un de nos albums "Donde la muerte" sous son label, mais au vu des résultats d'autres groupes du même style qui avaient cédé à leurs avances, on a tout de suite privilégié la poursuite de l'autoproduction, pour notre plus grand bien apparemment. Nous n'avons eu aucun besoin de nous dissoudre et de nous reformer, c'est déjà ça d'économisé!
Depuis maintenant cinq bonnes années, le groupe se présente sous sa forme actuelle, cette nouvelle tournée est un peu différente, elle est entièrement basée sur des textes anciens comme très récents de Hazzel Sprieeg, et se veut un hommage à son courage et à ses idées, comme à son quotidien.

- On dit que Hazzel aurait fait partie du groupe anciennement?
- Oui du béta-groupe-rock début années 90, mais depuis son départ en mer en 94, sa participation se bornait à l'envoi de textes. Elle assistait volontiers à nos concerts lorsqu'elle était à terre.
- On dit aussi qu'elle vous ressemble étrangement et que vous chantiez même en duo.
- Exact, issues d'un ancêtre commun, nous nous ressemblons en effet, même type de silhouette, et même type de voix, nous faisions des duos au lycée en particulier, pour l'animation de fêtes locales, elle tenait aussi bien les parties sopranes qu'alto. Et elle se défendait pas mal à la guitare. On a suivi le même cursus grosso modo. Au cours de certains concerts auxquels elle assistait, il m'est arrivé de la réclamer sur scène et vous avez pu l'entendre à mes côtés plusieurs fois dans ces circonstances, elle obtempérait de très bonne grace et a obtenu de vifs succès, à m'en faire palir de jalousie, figurez-vous et en plus sans maquillage et sans costume de scène! Vous imaginez? Elle est très douée!
- Vous avez peut-être joué de cette ressemblance pour vous remplacer l'une l'autre ou monter des gags?
- En effet, mais pas toujours des gags!
- Racontez...
- Non, si vous permettez, surtout que certains "coups" ne sont pas si amusants que ça!
- Excusez-moi; la silhouette sur vos affiches est assez indistincte au niveau des traits du visage, je suppose que c'est voulu?
- En effet, la tournée, l'album live qui en sera tiré, ainsi que l'album version "accoustique" enregistré en studio sont en hommage à Hazzel et ses combats, pour ne pas citer DNT, bien entendu! Si bien que cette image de Femme, ce serait la sienne autant ou davantage que la mienne, oui vous avez raison, c'est une lecture possible en tous cas.

(à suivre)

KNTHMH (chemin de la mandragore 59)

Prospectus XTG

NB: les textes de ce roman sont tous fictifs et ne renvoient à aucune "affaire" ni présente, ni passée
l'histoire commençait à cette note