ma vie, celle de Hazzel

suspicions, condamnations à l'emporte-pièce, fausses réputations de merde, trahisons, embrouilles, injustices, défauts de diagnostics, "morts" et reconversions, départs sans cesse ou exils et redéparts

où est Hazzel? je suis Hazzel, pourquoi pas également Itzia et Avigaïl et aussi Passiflore, Dov, Dave, le rédacteur de "claques"
Où est-elle Hazzel?
dans son coeur, sous une enveloppe quelconque de chair qui n'a plus de manières, hop les manières!

que fait-elle? a-t-on des nouvelles?
Elle pleure souvent (encore trop souvent)
la prison ne la quitte pas
elle voit les barreaux partout
elle a perdu son identité et sa dignité humaine, elle est le cobaye de la science
vivre ainsi quelque part ne l'intéresse plus

elle doit trouver la sortie
elle cherche, elle erre
qui cherche trouve...


je me moque du mot handicap, qu'on le dise ou non, pour moi lorsque je le dis à mon sujet, je parle d'une situation réelle que j'éprouve, parce que la plupart du temps, mon handicap ne se voit pas! lorsque je ne suis pas en crise
et les personnes qui attendent des choses de moi, et en particuliers des "prestations de services" ne peuvent comprendre que j'ai besoin de lieux et d'horaires aménagés, si je leur parle de "handicap" ils comprennent mieux et s'ils ne veulent pas comprendre eh bien je les em...., et voilà! mais ils sont prévenus

mon handicap, bien que je sois née avec, ne s'est révélé invalidant qu'après une grave maladie, et ceux qui m'ont vue avant avec autant d'énergie que j'avais et autant de capacités et de talents, ils attendent de moi que je sois toujours autant performante ou même plus, vu l'expérience acquise avec l'âge. Moi je fais tout ce que je peux pour regagner mes forces et mes capacités, ou contourner et faire autrement, mais je ne peux y arriver malgré toute ma volonté, alors parler de handicap là où il y en a vraiment un pour faire comprendre aux entêtés qu'on ne peut pas aller plus vite que la musique, que bien qu'on ait deux jambes, on ne peut pas constamment tenir debout, que bien qu'on ait l'air jeune, on soit quand même épuisé, ça me semble et normal, et utile, au moins à moi, et éducateur pour autrui. Et oui, on n'est pas forcément ce qu'on a l'air d'être. On n'a pas besoin pour autant de pitié ou d'être coucouné exagérément, mais si on demande de pouvoir s'asseoir, de pouvoir se reposer, s'allonger, s'étendre parfois parce qu'on n'en peut plus et que c'est la seule façon de récupérer, de pouvoir sortir d'un endroit bruyant, d'un lieu où l'on est censé apprendre, écouter, se tenir tranquille, parce qu'on ne peut plus ingurgiter un mot de plus, que les "autres" sachent que c'est parce qu'on porte en soi un handicap non visible à l'oeil la plupart du temps, et non pas parce qu'on est lunatique, ou instable, ou je ne sais quoi d'autre. Moi je continuerai à parler de handicap en ce qui me concerne, sauf le jour où on aura réussi à trouver comment remplacer l'orexine que je ne fabrique pas, entre autre.


Il suffit si Luciano trouve un moyen de me rendre une certaine liberté
je ne cracherai certainement pas dessus

vive la liberté

les chaînes ne me conviennent plus


Journal de Hazzel

KNTHMH (chemin de la mandragore 85)

NB: les textes de ce roman sont tous fictifs et ne renvoient à aucune "affaire" ni présente, ni passée

l'histoire commençait à cette note