sixty four! pas tout-à-fait mon âge, davantage que l'âge de mon amour...
l'obésité ralentit l'arrivée de rides trop voyantes

nous ne craignons rien du regard d'autrui parce que nous ne nous y exposons pas et ne souhaitons pas nous y exposer

je ne peux davantage commenter ce billet, Aurora, notre art de vivre notre sexualité est tellement éloigné de celui que vous pratiquez M et toi

cependant, il est vrai que ce sont bien les mêmes questions de fond qui taraudent l'être dans sa soixantaine dépassée, et les mêmes réponses que l'on peut esquisser:
puis-je plaire à celui ou celle que j'aime avec un aspect différent, en décadence et déchéance?

Dans un couple aux âges proches, on est deux à le vivre!
Deux à accepter sa propre transformation et celle de l'autre.

Dans un couple fidèle, l'important est de conserver un langage, une expression de l'amour et de la tendresse qui "portent" la flamme intérieure et l'aident à se maintenir vivante et durable.

nous essayons, je ne dis pas que nous réussissions à tous coups parfaitement

nous aimons progresser ensemble...

L'amoureux (se) réinvente l'autre dans le regard qu'il lui porte
et dans les attentions qu'il lui prodigue

Tah

 

 

participation perso dans une discussion sur un blog:

précision: les mots décadence et déchéance sont en rapport direct avec l'expression « corps froissés, les pilosités grisonnantes, les chairs qui s’affaissent »

l'une de mes grand-mères qui fut très belle femme et adulée en tant que telle, qui prenait un soin jaloux de son corps et de son image, nous demandait, lorsqu'elle eut passé les 80 ans: "alors, je ne suis pas trop "décatie"?"

ça nous amusait!
non je vous assure, elle n'était pas trop décatie! pour une femme de 80 ans, une eighty!
eighty one, eighty two, eighty fhree...
ninety one, two, three...eight!

on vit très âgé dans notre famille
et on ne se laisse pas tant que ça malmener par le temps

ce sont les graves, très graves maladies qui nous font lâcher prise, juste au bord de l'Eternité!

 

 

le film Amour?



car c'est bien de cela que nous vivons depuis deux ans avec nos parents, nos oncles et tantes, notre grand-mère qui vient de s'éteindre
au jour le jour
nous sommes plongés dans cet univers dont je ne répèterai rien ici, pour ne pas interférer avec le débat présent de cette note, mais pour lequel je laisse un lien, avant de m'en aller sur la pointe des pieds pour un temps (celui du repos, d'une tentative de restructuration physique-pour moi- et puis celui des deuils aussi)