Bonjour,

c'est moi, Djam qui prends la relève.
Ma Princess' est toujours en traitement, j'ai aimé vous recopier cette histoire, qui lui plairait, qui lui rapellerait tout ce qu'elle a vécu du temps où elle animait des groupes de jeunes.

Il y a dans le texte plus bas et qui n'est pas de moi, quelque chose qui rappelle Flo, cette amie commune décédée il y a deux mois et dont elle a commencé à écrire la vie ici.
Flo aimait  les "chaînes", oh pas celles par courrier, elle n'avait pas le temps!
Il y a une chaîne spéciale, c'est celle du levain qu'on se transmettait de famille à famille, d'amis à amis. Elle nous portait le levain dans une bassine, sous un torchon: "voilà, cette fois il arrive du Nord! Il faut poursuivre la chaîne! Et en même temps, elle nous offrait du gateau confectionné avec ce levain (un genre de 4/4).

Le principe était le suivant: diviser le levain reçu en 4 part, une pour faire un gâteau pour sa famille, une autre pour faire un gâteau à partager aux 4 autres personnes à qui on porterait le levain, une autre destinée à fabriquer ces quatre parts de levains, une à conserver pour soi, afin de renouveler indéfiniment le levain.

Les gâteaux de Flo étaient très huileux et nous n'arrivions pas toujours à conserver le levain très longtemps (question de température!), mais le levain revenait périodiquement, preuve que la chaîne fonctionnait bien.
"Avec ça, on ne doit jamais manquer de quoi faire du gâteau ou du pain!"

Oui, le partage, les bons sentiments, la paix, l'amitié, ce sont de bons levains dans la pâte!

Et maintenant, lisons ce que nous avons reçu comme mail en chaîne, non, ce n'est pas une histoire "niaise", elle est écrite dans un style un peu "moralisant" qui n'est pas le nôtre, en effet mais dans sa trame assez semblable à ces histoires vraies que Fleurdatlas pourrait (et pourra j'espère) vous partager encore ici:


Un jour, une prof demande à ses élèves de noter le nom de tous les élèves de la classe sur une copie et de laisser un peu de place à côté de chaque nom.
Puis, elle leur dit de penser à ce qu'ils pouvaient dire de plus gentil au sujet de chaque camarade et de le noter à côté du nom. Cela pris toute une heure jusqu'à ce que tous aient fini et avant de quitter la salle de classe, les élèves remirent leur copie à la prof.

Le weekend, la prof écrivit le nom de chaque élève sur une feuille et à côté toutes les remarques gentilles que les autres avaient écrit à son sujet.
Le lundi, elle donna à chaque élève sa liste. Déjà peu de temps après, tous souriaient.
«Vraiment ?» entendait-on chuchoter...

«Je ne savais pas que j'avais de l'importance pour quelqu'un !» et «Je ne savais pas que les autres m'aiment tant» étaient les commentaires que l'on entendait dans la salle de classe...

Personne ne parla plus jamais des listes. La prof ne savait pas si les élèves en avaient parlé entre eux ou avec leurs parents, mais cela n'avait pas d'importance. L'exercice avait rempli sa fonction. Les élèves étaient satisfaits d'eux-mêmes et des autres.

Quelques années plus tard, un élève était mort au Vietnam et la prof alla à l'enterrement de cet élève.

L'église était comble. Beaucoup d’amis étaient là. L'un après l'autre s'approcha du cercueil pour lui adresser un dernier adieu. La prof alla en dernière et elle trembla devant le cercueil. Un des soldats présents lui demanda «Est-ce que vous étiez la prof de maths de Mark?» Elle hocha la tête: «Oui». Alors il lui dit: Mark a souvent parlé de vous» .

Après l'enterrement, la plupart des amis de Mark s'étaient réunis.

Les  parents de Mark étaient aussi là et ils attendaient impatiemment de pouvoir parler à la prof.

«Nous voulions vous montrer quelque chose» dit le père de Mark et sortit son portefeuille de sa poche. «On a trouvé cela quand Mark est tombé. Nous pensions que vous le reconnaîtriez.» Il sortit du portefeuille un papier très usé qui avait dû être recollé, déplié et replié très souvent.

Sans le regarder, la prof savait que c'était l'une des feuilles contenant beaucoup de gentilles remarques écrites à l'époque par les camarades de classe au sujet de Mark.

«Nous aimerions vous remercier pour ce que vous avez fait.» dit la mère de Mark «Comme vous pouvez le constater, Mark a beaucoup apprécié ce geste. » Tous les anciens élèves se réunirent autour de la prof. Charlie sourit et dit: « J'ai encore ma liste. Elle se trouve dans le premier tiroir de mon bureau.»

 La femme de Chuck dit : «Chuck m'a prié de la coller dans notre album de mariage.»
  
«Moi aussi, j'ai encore la mienne,» dit Marilyn « Elle est dans mon journal intime»
Puis, Vicky, une autre élève, prit son agenda et montra sa liste toute usée aux autres personnes présentes.» « Je l'ai toujours avec moi,» dit Vicky et elle ajouta : « Nous l'avons tous gardée.»

La prof était si émue qu'elle dut s'asseoir et elle pleura.

Elle pleurait pour Mark et pour tous ses amis qui ne le reverraient plus jamais...

Dans le quotidien avec les autres, nous oublions trop souvent que toute vie s’arrête un jour et que nous ne savons pas quand ce jour arrivera.

C'est pourquoi, il est important de dire aux personnes, que l'on aime et qui nous sont importantes, qu'elles sont particulières et importantes.

Dis-le leur avant qu'il ne soit trop tard.


Pour conclure, je vais évoquer un autre souvenir, celui de Mireilha, la "jumelle" de Fleurdatlas, retrouvée noyée il y a 5 années déjà, je pense. Lorsqu'on enterra ce qu'il restait de ce qui avait été un beau corps de femme, nombreux furent ceux qui accompagnèrent notre amie à sa dernière demeure d'un petit village haut perché; après une messe vibrante de souvenirs et d'émotions, un homme, inconnu de la population locale, resta en retrait, "incognito", il laissa sa signature sur le livre destiné à cet effet, puis repartit aussitôt à Madrid dans sa rapide voiture de sport retrouver femme, enfants et activité sociale. Une personne qui n'oublia jamais combien une petite infirmière courageuse peut faire de bien dans la vie de tout homme, puissant ou humble.


Bonne semaine à tous, ma Princess' pense à vous, c'est pourquoi elle m'a demandé de faire cette note à mon idée, pour vous. Pour vous remercier, et vous dire que vous êtes importants à ses yeux, à nos yeux.

DJM