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J'ai écrit ce conte en une seule journée, le 25 août, lorsque je me trouvais seule en montagne en camping, seule, sans voiture

je pensais à ma fille qui faisait des démarches importantes à plusieurs centaines de kilomètres, c'était ma façon de rester reliée à une histoire commune qui allait, je l'espérais, s'infléchir favorablement, pour que la vie continue, que la nouveauté balaye les générations antérieures et futures, et les irrigue d'un sang neuf et les pimente d'insoupçonnables imprévus.

Quoi qu'il en soit, l'histoire des uns pénètre l'histoire des autres, les angoisses sont traversées, les secrets sont dévoilés, un peu...
pour que nous allions plus loin, tous, main dans la main.

 

Du moins, ce serait fortement souhaitable!

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DEDICACE:

 

 

Un soir à la sortie, la maman d'Annette risqua cette question:

"S. c'est vous?

à laquelle je répondis en riant et sans méfiance, car le temps des persécutions n'était pas encore installé:

-A quoi m'avez-vous démasquée?
-A la chandeleur, aux crêpes, c'est votre recette? Ce sont vos souvenirs d'enfance?
- Oui quelque chose comme ça!
-Je m'en doutais un peu, je lis vos aventures chaque soir avec ma fille!"

Nous n'en devînmes pas pour autant davantage complices, tant d'obstacles nous séparaient, l'âge, la culture, la musique de la langue, la fonction sociale, les plans obscurs de la hiérarchie.

Mais c'est toujours agréable d'être reconnue et comprise, ne serait-ce que par une seule personne au monde!

Annette va à présent sur ses 15 ans, tout comme Charlot, Alexia, Mélisande...

Si j'avais écrit pour eux les aventures de Silaide,

ce conte, qui en est la suite et la fin, est à présent écrit pour ma fille et pour la fille de ma fille, Félicienne, dite "Lys", au prénom de bienheureuse*.

Tah le  25/08/09

(à suivre)

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Notes complémentaires:

*Felix eut la tête tranchée en 852 à Cordoue, ainsi que sa femme Liliose, leurs cousins Aurèle et Nathalie, et un moine nommé Georges, parce qu'ils pratiquaient ouvertement leur religion pendant un temps de persécussions contre les chrétiens.

source:
Si dure était alors la persécution musulmane à Cordoue que beaucoup de chrétiens devaient feindre de devenir musulmans s´ils voulaient garder la vie sauve. C´était ainsi pour Aurèle et sa femme Nathalie ainsi que pour leurs cousins Félix et sa femme Liliose. Or un jour, ils rencontrèrent un chrétien, juché sur un âne, le visage tourné vers la queue de la bête. Il avait été mis à nu et les deux bourreaux qui l´escortaient, le fouettaient jusqu´au sang tandis qu´un crieur public dénonçait ses crimes religieux et que les passants le tournaient en ridicule. Aurèle et Nathalie, dès lors, cessèrent de feindre et pratiquèrent ouvertement leur foi.
Nathalie et Liliose parurent dans les rues sans le voile que les femmes devaient porter sur leur visage selon les obligations musulmanes. Un moine quêteur, Saint Georges, fut, comme eux arrêtés et tous cinq furent décapités.