Dernièrement, je téléphonais à mes parents et je leur parlais de certaines de mes difficultés relationnelles avec l'un de mes enfants, ma mère tentait de trouver des explications, des circonstances atténuantes à cette incompréhension, à ces zones épaisses de "non-dit", à ces refus de communication;  mon père réfléchissait en silence, puis il a dit: "Tu sais, je t'aime, j'ai beaucoup de peine pour ce qu'il se passe, je pense à toi, et je t'aime"

C'est la force de déclaration de cet homme vieillissant, l'actuel ancêtre de la famille, qui m'a touchée.

La force, et, pour qui connaît mon père, l'impudeur de cette affirmation "je t'aime"

Oui papa, avant que toi et moi ne soyions morts, merci de me l'avoir dit! MERCI!

Depuis cette gifle magistrale que je t'ai collée lorsque j'ai eu l'âge de 21 ans, tu le sais combien je t'aime, mais je veux te le redire: papa, héritier des traditions tibétaines, passeur entre les mondes, moi, ta fille, ta descendante, je t'aime aussi, très fort!

 

Fleurdatlas 26 août 08