oui c'est toujours, moi, DJM qui raconte la suite, telle que K me l'a rapportée, ou peu s'en faut (quand on écrit, il faut savoir se mettre dans la peau de l'autre, non? c'est ce que font les romanciers, en général)

si vous avez râté le début du feuilleton

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  Je m'approchai, prudemment, une cape bleu nuit le drape, et, non, le feutre n'était pas un borsalino, mais un chapeau noir à très large bords, si vous avez déjà vu des portraits d'Aristide Bruant, à peu près le même look, et le fou rire me prend, je parviens à lui demander entre deux hocquets si c'est bien lui que je dois rencontrer (étrange façon de l'aborder! il ne me connaît pas, donc à priori, comment pouvait-il être sûr que je sois bien cette personne?) Sans lever la tête, il acquiessa et me signifia par quelques gestes que ma tenue n'était pas très adéquate à notre entrevue. Ah, parce que la sienne?


Je m'étonne qu'il ne me parle qu'à voix très basse "C'est que, me répond-il sur un souffle rauque, je suis malheureusement victime d'une extinction de voix avec ces températures en yoyo, et veuillez m'excuser pour mon acoutrement, je sors d'une répétition de théatre au port de la lune et dois y retourner au plus tôt!"
"Capitaine Fracasse??? Cyrano de Bergerac??? vous ne pouvez pas déclamer alors!"
Pas de réponse.

Je fulmine intérieurement! me faire venir de si loin pour quelques minutes, ce toupet!

-Où allons-nous? risquai-je très froidement
-Dans un hôtel particulier!

Ton sans réplique, je lui emboite le pas qu'il a vigoureux.

DJM

(à suivre)