HOMMAGE


En mai 2012, le chanteur Kuamen avait décidé de lui rendre hommage en lui dédiant une chanson sur son album "Entre les différences". Connaissait-il l'état physique et psychologique de l'artiste ? Rien n'est sûr. « Les poèmes de Michelle m'emmènent loin. Tu m'as dit que je serai là. [...] Redonne-moi le chemin de Moïse, excuse-moi si mes mots te gênent. Cette chanson pour toi Teri Moïse, ton visage avenant. [...] J'ai fait l'amour sur tes chansons » résonnent sur le titre comme une hymne à l'artiste. « Lorsque j'ai écrit cette chanson portant son nom, je voulais que cette dernière soit comme une bouteille à la mer lui rendant hommage et peut être l'aurait-elle écoutée » explique aujourd'hui le chanteur sur son Facebook officiel. Le mystère reste entier.

"Teri moïse" de Kuamen

Clip réalisé par Sacha Bitton et Corentin Coëplet
Titre Teri Moïse extrait de l'Ep 7 titres "Entre Les Différences" 

 

 

les poèmes de Michelle (TARATATA)

 

 


 



les pages



fais semblant



il sait

 

Ne lui donne pas de l'amour
Et même pas de la haine
Ces choses sont réservées aux grands
Heureux toujours 
une joie presque inhumaine
Un clown, un simple divertissement
Il a mal à force de garder ce sourire
Si mal
mais il ne songerait jamais trahir

Si penible l'invisible
ces chaînes si seulement 
on les voyait
Il faudrait fuir tout loin d'ici où
Il sera à jamais tutoyé
Mais il sait, mais il sait

Dis lui qu'il est docile
Un ami fidèle s'efface
et se rend tolérable
Discours assez stérile
Ce garçon éternel ferait tout
pour manger sous la table
Jette-lui des petites miettes
de leurs miettes
On dit qu'il aime ce jeu de claquettes

Si penible l'invisible
ces chaînes si seulement 
on les voyait
Il faudrait fuir tout loin d'ici où
Il sera à jamais tutoyé
Mais il sait, mais il sait





déjà

 

 

Qui a tourné cette page blanche ? 
Il me restait des mots à écrire 
Une grande idée sur l'inexistence 
L'illusion, le souhait, les désirs 
Si curieux ce regard en arrière 
Cette vision là est toujours tellement claire 
Si j'avais vu ou si j'avais su voir 
Mais la sagesse vient parfois trop tard 

Et déjà le souvenir d'hier 
Ces choix ont-ils rendu fier 
Miser trop sur le temps 
Où on disait « quand je serai grand » 
Ces pas ne sont plus à faire 

Jeune et naïf quelle nonchalance 
L'avenir nous importait peu 
Les cœurs voulaient battre les méchants 
La peur fait que l'on devienne l'un d'eux 
La vue sur le passé est si parfaite 
On sait toujours ce que l'on aurait dû être 
J'allais me chercher je voulais voir 
Mais ce temps imparfait est avare 

Et déjà le souvenir d'hier 
Ces choix ont-ils rendu fier 
Miser trop sur le temps 
Où on disait « quand je serai grand » 
Ces pas ne sont plus à faire 

Elle reste un mystère cette comète 
Sur laquelle je voulais construire 
Mon palais n'est toujours qu'une maquette 
Mais plus de courage pour bâtir 
Si curieux ce regard sur le passé 
Cette vision là n'est jamais obstruée 
Je voulais voir et j'allais me trouver 
Mais la sagesse vient toujours après 

Et déjà le souvenir d'hier 
Ces choix ont-ils rendu fier 
Miser trop sur le temps 
Où on disait « quand je serai grand » 
Ces pas ne sont plus à faire





encore fou



l'air du temps



c'est ainsi

 

Cage qui soulage 
que pourrait-il faire 
sage sans courage 
remords éphémères 
jamais juge sans avis 
un refuge des non-dits 
c'est ainsi 

tranquille choyé par l'insouciance 
cette île noyée dans son silence 

mime anonyme 
tout seul dans cette foule 
crime légitime 
s'il respecte le moule 
drôle de peur 
l'inertie 
spectateur de la vie 
c'est ainsi 

tranquille choyée par l'insouciance 
cette île noyée dans son silence 

muet ce cœur discret 
il sait quand se taire 
jouer à la paix 
jamais faire la guerre 
jamais juge 
à l'abri 
un refuge des non-dits 
c'est ainsi

 





toi je



maudit soit cet amour




star



une place pour elle



Adieu